Le coing jaunit dans l’arbre et son duvet commence à partir. Son parfum se sent déjà près de la branche.
Faut-il le laisser encore quelques jours ou le cueillir avant qu’il tombe ?
Pour récolter des coings au jardin, regardez plusieurs signes à la fois plutôt que d’attendre une date fixe.
Vous éviterez les fruits marqués au sol et les rameaux tirés trop fort.
Ne cherchez pas une chair molle comme celle d’une poire mûre. Le coing reste ferme au moment de la cueillette, même lorsqu’il a pris sa couleur et son parfum.
Regardez aussi le côté du fruit tourné vers le feuillage. Une face déjà jaune ne suffit pas si l’autre reste franchement verte.
Une couleur jaune et un parfum net indiquent le bon moment
Un coing vert reste dur et peu odorant. Lorsqu’il prend une teinte jaune régulière et dégage son parfum, la récolte approche.
La saison avance plus vite sur un arbre exposé et dans un automne doux. Un cognassier abrité ou une variété tardive peut garder des fruits moins colorés plus longtemps.
Le duvet grisâtre se détache aussi plus facilement sous les doigts. Il ne suffit pas à lui seul, car un fruit peut encore manquer de parfum.
Voici les signes à réunir avant de cueillir :
- la peau vire au jaune, sans grande zone verte ;
- le parfum se sent près du fruit, même sans le frotter ;
- le duvet s’enlève par endroits ;
- le pédoncule cède avec une légère rotation.
Un fruit tombé après une nuit venteuse peut être mûr, mais sa peau se marque vite. Réservez-le à une cuisson rapide si le moindre choc a laissé une tache brune.
Attention : une annonce de gel change le calendrier.
Cueillez les fruits déjà jaunes et parfumés avant une vraie période froide. Laissez les plus verts encore quelques jours si la météo reste douce.
Tournez le coing au lieu de tirer sur le rameau
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Choisissez un après-midi sec, quand l’humidité a quitté les feuilles. Le fruit se range mieux propre et sec qu’après une pluie ou une rosée épaisse.
Prenez le coing dans la paume et remontez-le doucement vers la branche en le tournant. Le pédoncule doit venir sans arracher l’écorce ni plier le rameau.
S’il résiste franchement, laissez-le en place. Forcer le geste abîme la branche et donne un fruit qui n’a pas fini son évolution.
Un même cognassier ne donne pas toujours des fruits prêts le même jour. Faites un premier passage pour les coings les plus jaunes, puis revenez quelques jours plus tard.
Le pédoncule mérite aussi un coup d’œil. S’il reste accroché au fruit après la rotation, ne le cassez pas en posant le coing dans la cagette.
Gardez une main sous le fruit pendant le geste. Un coing qui glisse contre une branche ou le bord du panier peut se marquer sans se fendre.
Posez les coings dans un panier garni d’un linge ou dans une cagette peu profonde. Leur peau se marque facilement, surtout quand les fruits s’empilent.
Évitez les seaux profonds et les sacs. Le poids des fruits du dessus suffit à créer des zones brunes que vous ne verrez parfois qu’au retour en cuisine.
Après la récolte, séparez les fruits marqués
Étalez les coings en une seule couche dans une pièce fraîche et aérée. Un fruit fendu, piqué ou tombé rejoint un lot à utiliser rapidement.
Les fruits intacts peuvent attendre quelques jours, à condition de rester secs et espacés. Vérifiez-les régulièrement et retirez celui qui commence à brunir.
Ne les enfermez pas avec des fruits déjà abîmés. Une zone molle se propage plus vite dans une cagette serrée que sur une étagère aérée.
Quand les coings sont triés, vous pouvez les cuisiner en compote, en pâte ou en gelée.
Pour une confiture où les dés restent visibles, la suite se trouve dans notre recette de confiture de coing en morceaux.
Un coing prêt à cueillir tient encore à sa branche, mais il vient avec une rotation douce. Cette différence évite d’attendre une chute qui le laisse déjà marqué.





