Bois de chauffage : où le ranger pour qu’il sèche au lieu de moisir ?

Bûches de chauffage empilées sur palettes sous un auvent ouvert dans un jardin

Les bûches viennent d’être livrées et le coin le plus proche paraît souvent le plus simple : un tas contre le mur, sur la terre, puis une bâche tirée par-dessus. Quelques semaines plus tard, les premières rangées sont humides et certaines bûches portent des traces de moisissure.

Pour ranger du bois de chauffage dehors, il faut surtout le décoller du sol, arrêter la pluie par le haut et laisser l’air passer autour du tas. Un abri très simple remplit déjà ces trois conditions.

Le sol humide abîme les premières rangées

L’herbe, la terre et les graviers mouillés transmettent leur humidité aux bûches posées directement dessus. Commencez par une base stable : palettes propres, chevrons traités pour l’extérieur ou dalles sur lesquelles des tasseaux créent un vide sous le bois.

Cette lame d’air empêche la rangée du bas de rester au contact d’un sol froid après la pluie. Elle facilite aussi le nettoyage des feuilles et de la boue qui s’accumulent devant le bûcher.

Un mur peut servir de fond, à condition de ne pas serrer les bûches contre lui. Laissez quelques centimètres pour que l’humidité ne reste pas coincée entre la maçonnerie et le tas.

Une couverture au-dessus, des côtés ouverts

La pluie doit glisser sur un toit, une tôle ou une bâche tendue uniquement sur la partie haute. Les côtés restent ouverts. Enveloppé jusqu’au sol, le tas reçoit moins d’eau de pluie, mais il garde aussi la vapeur d’eau et sèche mal.

Un petit auvent, même sans parois, vaut mieux qu’une housse hermétique. Installez-le dans un endroit dégagé, loin d’une descente de gouttière et des projections d’eau venant de la terrasse.

La pile gagne à rester régulière, avec les bûches fendues tournées vers l’extérieur. L’air circule mieux dans un tas qui ne s’effondre pas et vous repérez plus facilement une bûche abîmée.

Ne montez pas une colonne instable contre le pignon de la maison. Une base bien calée et des rangées croisées aux extrémités tiennent mieux quand vous prenez des bûches chaque soir. Si le terrain est en pente, placez le bûcher dans le sens qui évite à l’eau de ruisseler sous les palettes.

Quatre erreurs visibles autour du tas

Avant de déplacer toute la réserve, regardez l’état des premières bûches. Ouvrez aussi le tas sur quelques rangs : l’humidité et les taches se voient d’abord là où le bois est serré contre le sol ou la bâche. Ces signes indiquent qu’il faut modifier le rangement :

  • le dessous du tas touche l’herbe ou une terre qui reste noire après la pluie ;
  • la bâche descend sur les quatre faces et colle aux bûches ;
  • des gouttes tombent directement du toit ou de la gouttière sur le bois ;
  • des bûches deviennent molles, très tachées ou dégagent une odeur de moisi.

Écartez les bûches franchement abîmées de la réserve destinée au chauffage. Pour le reste, remontez le tas et laissez les côtés respirer avant de remettre une protection par-dessus.

Rentrer seulement une petite réserve sèche

Garder tout le bois dans le salon ou le garage n’est pas nécessaire. Une petite réserve près de l’appareil permet d’avoir des bûches à portée de main, sans encombrer la pièce ni multiplier les insectes et les poussières.

Faites entrer cette réserve au fur et à mesure des flambées. Si la vitre noircit rapidement, le rangement du bois n’est pas le seul point à regarder : notre article sur le nettoyage de la vitre d’un insert aide à retrouver une vue nette sur les flammes.

Un bois qui reste sec au toucher, sans odeur de renfermé ni taches qui s’étendent, peut rester dehors sous son abri. Le tas n’a pas besoin d’être fermé, il a besoin d’être protégé de la pluie et entouré d’air.

Bastien Garance

Bastien Garance

Bastien partage des idées concrètes pour la maison, le jardin et les repas du quotidien.