À la fin de l’été, le paillis posé en juillet n’a plus tout à fait le même rôle. Une partie des rangs produit encore, d’autres se libèrent pour les radis, les laitues ou les poireaux. Le réflexe de rajouter une couche partout finit souvent par compliquer les semis.
Je préfère déplacer le paillis existant plutôt que repartir de zéro. On garde ainsi le sol couvert là où il en a besoin, tout en laissant une terre fine et dégagée aux jeunes plants. C’est plus simple à arroser et beaucoup plus facile à surveiller les premiers jours.
Ne rajoutez pas une couche sur un paillis fatigué
Soulevez d’abord une poignée de paille, de feuilles ou de tontes sèches. Si la matière est encore légère et que la terre reste fraîche dessous, elle peut servir. Si elle forme une croûte sombre, colle entre les doigts ou abrite des limaces, écartez-la sur l’allée ou mettez-la au compost.
Un paillis très décomposé n’est pas perdu. Vous pouvez l’incorporer superficiellement dans une planche qui vient de se vider, sans retourner le sol en profondeur. En revanche, évitez de le tasser au-dessus d’un rang destiné aux semis. Les graines ont besoin d’une surface fine, humide et visible pour lever régulièrement.
Cette vérification évite aussi de couvrir un sol déjà gorgé d’eau après un épisode pluvieux. Attendez que la terre ait légèrement ressuyé avant de remettre une couche. Sous une couverture épaisse, une terre froide reste froide plus longtemps.
Pour les semis et repiquages, décalez le paillis
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Sur un rang de radis ou de mâche, laissez la ligne de semis nue jusqu’à la levée. Arrosez en pluie fine, puis surveillez la surface chaque jour quand il fait encore chaud. Le paillis peut rester entre les lignes, à quelques centimètres des pousses, mais il ne doit pas recouvrir les graines ni masquer les plantules.
Pour les jeunes laitues et les poireaux d’automne, ouvrez plutôt un couloir dans le paillis. Replacez une fine couche sur les côtés lorsque les plants ont repris, en gardant le collet dégagé. Un plant qui vient d’être repiqué a besoin que l’air circule et que vous puissiez voir si l’arrosage atteint bien ses racines.
Les radis de septembre supportent mal une terre qui sèche au moment de lever, mais ils n’ont pas besoin d’un matelas de paille. Une bande nue, un arrosage régulier et un peu de paillis repoussé entre les rangs font mieux le travail.
Gardez une couverture légère sur les cultures encore en place
Tomates, courgettes, haricots et aromatiques profitent encore d’une couverture, surtout si les journées restent chaudes. Retirez les brins qui touchent directement les tiges, aérez les zones tassées et complétez seulement les endroits où la terre apparaît. Une couche de quelques centimètres, souple et sèche, suffit à limiter l’évaporation.
Les tontes fraîches ne sont pas une bonne solution de dernière minute. Elles se tassent vite et chauffent en fermentant. Si vous en avez, laissez-les sécher avant de les utiliser en couche fine, ou mélangez-les à des feuilles sèches. Les matières plus grossières peuvent aller dans les allées ou autour des pieds déjà bien installés.
Quand une planche reste libre plusieurs semaines, un engrais vert semé sur le rang sera souvent plus utile qu’un paillis épais. Il couvre le sol tout en préparant la place pour la suite. Le paillage de fin d’été demande surtout de déplacer, d’aérer et d’adapter la couche à ce qui pousse encore. Les jeunes semis y gagnent une terre accessible, les légumes en place gardent leur fraîcheur.





